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Combattre la canicule sans recourir à la climatisation, un enjeu à relever

 

climatiseurs

C’est au moment où il survient que l’épisode caniculaire nous amène à nous poser des questions auxquelles on n’a pas toujours réfléchi avant de construire ou d’acheter un bien immobilier. Alors que nous venons de vivre un épisode caniculaire, tout au moins pour bon nombre de départements, certains en ont beaucoup souffert quand d’autres ont juste enclenché des climatiseurs dont il va falloir payer les dépenses en énergie et assumer les rejets énergétiques.

Le confort d’été est désormais une composante dont l’importance va encore croître avec l’obligation envisagée de construire des bâtiments et des maisons à énergie positive (Bepos) comme attendue dans la RT2020. Faut-il climatiser pour lutter contre la canicule ou quelles autres solutions sont possibles ?

Une canicule au moins chaque année en France

Il faut s’y attendre et on le constate déjà, les épisodes caniculaires sont et seront de plus en plus fréquents au fur et à mesure que le réchauffement climatique augmente.
Pour mémoire, la définition d’une canicule est celle d’un épisode de plusieurs jours consécutifs (3 au moins) durant lequel les températures sont très élevées le jour (> 35°C sous abri) et surtout ne baissent pas suffisamment la nuit (> 25°C) pour que l’organisme humain se repose. Non seulement la canicule est inconfortable mais elle est aussi éprouvante pour l’organisme ce qui s’est concrétisé à chaque fois jusqu’à l’obligation de pièces rafraîchies au sein des établissements de grand séjour.
Généralement située entre le 22 juillet et le 22 août, la canicule risque non seulement de provoquer des températures plus élevées encore mais surtout de se produire plus fréquemment et sur de plus grandes durées.

A savoir : Pourquoi le mot ‘canicule’ ? Parce que la racine ‘cani’ qui signifie ‘chien’ caractérise le moment où l’étoile Sirius de la constellation du Grand Chien se lève et se couche pour nous en même temps que notre soleil.

La climatisation, efficace mais gourmande et pas toujours très saine

Avoir recours à la climatisation, ou plutôt au rafraîchissement, est une solution facile aussi bien dans nos automobiles que dans nos bureaux et logements. C’est même parfois la seule possible dans une voiture qui doit rouler vitres fermées pour limiter le bruit et l’entrée dans l’habitacle des polluants de la circulation ainsi que dans les bureaux à huisseries fixes (IGH pour Immeubles de Grande Hauteur).
Mais aussi économique qu’il soit à l’achat et à la pose, aussi performant que le stipule son COP (Coefficient Optimal de Performance), un climatiseur consomme pas mal d’une énergie chère et polluante tout en véhiculant un froid, des bactéries et poussières qui peuvent nuire à notre bien être.

Avec l’arrivée de la RT2020 qui va sûrement imposer qu’un bâtiment produise davantage d’énergie qu’il en consomme (BePos), la consommation d’un climatiseur ou d’un rafraîchisseur risque d’empêcher l’attribution du label à un bâtiment à moins de l’équiper de systèmes additionnels de production d’énergie.

Mais outre leur coût d’acquisition qui va faire exploser le prix de la construction, ces systèmes requièrent des espaces pas toujours disponibles. Même si on attend beaucoup de la chaudière à micro-cogénération (chaudière à hydrogène), il faudra tout de même un raccordement au gaz ou une citerne pour l’alimenter.

plan maison

L’ indispensable approche bioclimatique

Avant même de penser à rafraîchir un local, ou d’isoler un bâtiment, il est plus judicieux d’éviter qu’il ne s’échauffe. C’est l’approche bioclimatique qui petit à petit est prise en compte chez les constructeurs de maisons et d’immeubles mais aussi chez les acquéreurs d’un bien immobilier.

En construction neuve notamment, cette approche bioclimatique va chercher avant même de songer aux matériaux et isolants à définir le lieu idéal d’implantation et d’orientation d’une construction. Une butte de terre, quelques arbres pour faire de l’ombre l’été (mais pas l’hiver) et un bosquet ou un mur pour faire obstacle au vent sont des fondamentaux auxquels il faut penser avant même d’envisager la disposition des pièces, la taille des vitrages et ouvertures, les casquettes de toit,etc.

Pour une construction existante, il est toujours temps d’envisager toute amélioration quant à la disposition des pièces lors de travaux de réaménagement (chambres au nord) à la création d’espaces tampons (placards, rangements…) mais aussi l’ajout de certains équipements et dispositifs comme des vitrages traités VIR, une ventilation adaptée, une isolation par l’extérieur mais aussi des plantations judicieuses dans le jardin, l’ajout de casquette solaire en toiture, la création d’un puits canadien et même et à moindre coût le démoussage de la toiture (une surface granuleuse capte davantage de chaleur qu’une surface lisse) et la peinture des façades (une peinture claire et propre repousse davantage la chaleur).

Si le climatiseur reste confortable malgré tout, la synergie de solutions simples à mettre en œuvre permet tout au moins d’y avoir de moins en moins recours cela représente déjà une économie qui va devenir de plus en plus importante avec les hausses des tarifs de l’électricité.

Parlez d’équipements et de disposition bioclimatique avec le diagnostiqueur immobilier que vous aurez mandaté pour le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) de votre maison ou celui élu par le syndic de la copropriété qui effectue l’audit énergétique de votre immeuble.

Pour mémoire : Si votre syndic vous a proposé de faire réaliser le DTG (Diagnostic Technique Global) de votre copropriété, sachez que celui-ci comprend soit un DPE collectif (copropriété de moins de 50 lots), soit un audit énergétique (copropriété de plus de 50 lots) lorsque votre immeuble est équipé d’un système collectif de chauffage ou de rafraîchissement.
 


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