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Des insectes parasites inconnus de l’état parasitaire

Est-ce une conséquence du réchauffement climatique qui ferait remonter chez nous des insectes autrefois tropicaux ou la nouvelle habitude qu’aurait un insecte connu de s’attaquer à d’autres matériaux que le bois ? Qu’importe l’origine de ces insectes dès lors que l’on en a chez soi et qu’on les découvre toujours trop tard, c’est à dire lorsque le diagnostiqueur immobilier investigue le logement afin de dresser l’état parasitaire, le diagnostic termites ou mérule. Il existe en effet, et ce n’est pas d’aujourd’hui, d’autres parasites du bois et de la construction que les insectes xylophages, les insectes à larves xylophages et les champignons lignivores. Si nous avions pris la précaution de traiter contre les insectes nos isolants naturels comme le bois, la laine, le lin et le chanvre, il apparaît qu’un insecte s’attaque aussi au polystyrène et dégrade les isolants. Faudra-t’il étendre l’état parasitaire à tous les insectes ? Pourquoi pas ?

 

Les nouveaux dangers de l’immigration

On traite ici de l’immigration d’insectes jusqu’alors inconnus ou peu connus en métropole et qui, une fois importés en France métropolitaine s’adaptent et adaptent leur alimentation à ce qu’ils trouvent chez nous. Ce fut le cas avec la fourni d’Argentine dont les colonies agressives détruisent les insectes utiles et ruinent nos vergers, du frelon asiatique, de la grenouille taureau etc... . L’invasion biologique est ce phénomène d’introduction volontaire ou involontaire par l’homme d’espèces animales ou végétales en des lieux où elles n’existent pas normalement. Elle s’est principalement accru avec le développement des transports et les échanges internationaux du commerce mondial. On sait désormais qu’il faut se préparer à l’arrivée possible d’une nouvelle invasion biologique d’une probable variété exotique de ‘super-termite’, ‘méga-capricorne’ ou ‘fulguro-vrillette’ pouvant arriver aussi bien de l’autre bout du monde que du continent voisin ou même du sud de notre territoire.

Car non seulement les risques d’une invasion biologique existent, mais ceux-ci se multiplient en conséquence du réchauffement climatique qui favorise la migration et l’adaptation chez nous d’espèces exogènes. C’est apparemment ce qu’il s’est passé dans les invasions récentes d’insectes comme le charançon rouge qui a détruit nos palmiers, le tigre du platane qui dévaste nos rives de routes et de canaux ainsi que dans celui de champignons comme le chancre coloré qui s’attaque également au platane.

 

L’évolution des matériaux et des menaces

Il est bon pour l’environnement de recourir le plus possible à des matériaux d’origine renouvelable mais à condition que toutes les précautions soient prises pour limiter les risques d’infestation. Parmi ces matériaux c’est surtout dans la famille des isolants que l’on rencontre le plus de matériaux naturels susceptibles de nourrir des insectes, mais pas que…

L’usage de matériaux naturels notamment des isolants (chanvre, lin, laine de mouton...) implique alors des traitements insectifuges et fongicides comme le mitin, le sel de bore, et les dérivés du sulcofuron. La plupart voire tous sont considérés comme efficaces, mais certains (voire tous) sont classés comme présentant un effet cancérigène, mutagène ou toxique pour la reproduction (CMR 1 & 2 selon Directive européenne) ce qui nuit à l’aspect naturel, écologique et responsable de ces isolants et incite bon nombre de constructeurs et d’installateurs à se tourner vers le polystyrène et autres matériaux modernes à fort pouvoir isolant. Mais on découvre que ces matériaux sont eux-aussi sensibles aux attaques d’insectes, y compris le polystyrène !

 

Un insecte parasite du polystyrène à inclure dans l’état parasitaire ?

Rien ne prouve que c’est le seul mais on connaît au moins une famille d’insecte qui n’est ni xylophage ni à larve xylophage et qui pourrait figurer comme parasite de la construction dans l’état parasitaire. Il s’agit de la famille des dermestidae qui est connue depuis l’Antiquité pour s’attaquer aussi bien aux produits d’origine végétale ou animale qu’aux produits manufacturés (cuirs et peaux, fibres, livres….) et on a découvert récemment que dans leur quête de nourriture, ces insectes peuvent creuser, tarauder, infester et déliter bon nombre de revêtements et matériaux comme le bois, le liège mais également le plâtre et le polystyrène expansé. Les plus connus de ces ravageurs d’isolants sont les dermestidae du genre dermestes, et notamment le dermestes maculatus capable de détruire intégralement des isolations y compris en polystyrène expansé.

 

A ce jour l’état parasitaire tel que connu s’attache principalement à rechercher les traces ou la présence des insectes xylophages, des insectes à larves xylophages (termites, capricorne, vrillette, lyctus, pour les plus connus...) et des champignons lignivores (mérules, lenzite, gloeophyllum, chaetomium, polypore, picnoporus…) qui provoquent les pourritures molles, cubiques, fibreuses des bois. Mais est-il suffisant de limiter aux seuls termites et mérule, la recherche de parasites au sein d’une construction ? Pas certain car l’environnement évolue et les insectes s’adaptent aux nouvelles conditions ainsi qu’aux nouveaux matériaux de la construction.

Ainsi, un vide juridique apparaît désormais puisque certains diagnostiqueurs immobiliers ont été confrontés à la constatation de dégâts sur des isolants par des insectes non identifiés ou ne figurant pas sur les listes des parasites à rechercher. En cas de litige sur l’exactitude d’un état parasitaire, quelle sera la position à adopter par le donneur d’ordre, le diagnostiqueur et l’assurance professionnelle de l’opérateur ?

 


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