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Des prévisions du marché du diagnostic immobilier

Selon les analystes, le marché du diagnostic immobilier aurait subi une période assez terne jusqu’en 2012 mais serait depuis en croissance continue. Croissance presque toujours à 2 chiffres (+10,4% en 2013, +15% en 2014, +18,4% en 2015, +9,2% en 2016, +16% en 2017*) qui semble devoir se poursuivre. Malgré les prévisions alarmistes de certains, on peut raisonnablement espérer que 2019 sera une année record en raison de l'allongement de la liste des diagnostics obligatoires associé au formidable bilan des transactions immobilières. Mais l’insolente santé de la transaction immobilière ne peut durer qu’un temps et il faut d’ores et déjà se préparer à la suite.

 

Des analystes pris au dépourvu

Nombreux sont ceux qui n’avaient pas vu (comment auraient-ils pu ?) que le marché de l’immobilier ancien se porterait aussi bien en 2018 et 2019.

Est-ce la crise des gilets jaunes qui a poussé les gens à se mettre à l’abri dans leur propre logement ? Sont-ce les aides à la rénovation énergétique de l’ancien qui ont dopé le marché ou plus simplement la baisse continue des taux d’intérêts qui ont rendu bien plus de logements accessibles à bien plus de monde ? Quoiqu’il en soit, le résultat est là dans l’immobilier résidentiel, où l’ancien est le secteur le plus demandeur en diagnostics immobiliers.

A savoir : Il se peut que ce soit l’insolente santé du marché de l’immobilier ancien et donc du diagnostic immobilier qui ait provoqué des aigreurs à une certaine revue d’architecture (on ne fera pas sa publicité) alors que les architectes constatent amèrement que l’immobilier neuf (leur pré-carré) subit une forte baisse.

Pour les diagnostiqueurs immobiliers, un plus est l’allongement de la durée de validité des certifications qui leur permet de réduire leurs coûts de formation et de certification, mais un moins est que l’important marché du repérage amiante semble pouvoir se diluer (RAAT et repérage amiante environnemental).

Un atout qui a compté mais qui perd de sa vigueur est l’allongement de la liste des diagnostics immobiliers obligatoires. Si l’extension à la location des diagnostics gaz et électricité a un temps dynamisé le marché, on peut raisonnablement estimer que la majorité du parc résidentiel locatif a été investigué ou le sera d’ici la rentrée universitaire. De là, le nombre de diagnostics gaz et électricité avant location devrait se tasser, à moins que de nouveaux contrôles soient ordonnés. On songe alors au contrôle de l’existence et du fonctionnement des DAAF (détecteurs de fumée) ainsi qu’au remplacement des tuyaux de gaz à tétine par des raccords à visser.

 

Le secteur tertiaire et le BIM

Depuis la parution du Décret tertiaire et de nouvelles obligations en ERP (radon notamment), la profession de diagnostiqueur immobilier semble devoir intégrer bien davantage ces types d’établissements dans la liste de ses compétences, voire en faire son cheval de bataille.

On peut raisonnablement craindre que l’opposabilité du DPE vienne à freiner son marché après 2020 chez ceux qui ne l’ont pas encore effectué. Compter sur les bilans globaux d’amélioration de la rénovation énergétique (qui nécessitent un DPE avant travaux et un autre après travaux afin d’attester du gain énergétique) semble illusoire alors que la rénovation énergétique en résidentiel semble en panne. Et ce n’est pas la suppression du CITE pour certains et son remplacement par une prime pour d’autres qui semblent devoir doper la rénovation énergétique.

Le BIM et les solutions qu’il ouvre, aussi bien en termes de travaux, désamiantage, confinement et maintenance, apparaît comme un secteur à investiguer.

D’une part le besoin d’un BIM semble devoir s’ancrer dans les volontés des gestionnaires de parcs immobiliers et d’ERP alors que, d’autre part, l’existence d’un BIM réduit le nombre d’interventions sur le terrain pour les diagnostiqueurs ce qui réduit les coûts aussi bien en logistique qu’en personnel.

Alors que le Ministre du Logement reconnaît encourager le déclin de la construction individuelle, il s’agit pour les diagnostiqueurs immobiliers et pour les années à venir d’anticiper une mouvance de la population vers le logement en immeubles collectifs. À ce sujet nous souhaitons beaucoup de courage à certains diagnostiqueurs devant intervenir dans des cités ‘sensibles’ surtout lorsque les élus locaux vont jusqu’à devoir songer à reloger des habitants à cause de faits de délinquance.

 

(*) Les chiffres cités sont ceux de l’étude Xerfi reprise sur de nombreux sites

 


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