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Désinfection et désinsectisation, covid et/ou nuisibles ?

Punaises de lit, puces de plancher, blattes et cafards ou covid ? Contre quoi lutter pour la salubrité du logement et comment ? Ce sont des questions que bon nombre d’entre nous se posent. Si la lutte contre des miasmes de covid 19 dans un logement semble être la priorité actuelle, il ne faut pas négliger la souffrance de ceux qui vivent confinés avec des insectes. Passer plusieurs semaines et bientôt plusieurs mois en se faisant sucer le sang par des punaises de lit ou des puces de plancher ou en cohabitant de force avec des blattes a de quoi rendre dépressif voire malade. Faut-il choisir entre désinfection ou désinsectisation ? Pas forcément mais si les deux opérations sont à mener quelques règles s’appliquent pour la salubrité des logements et des locaux.

 

Punaises, puces et blattes sont des facteurs d’insalubrité

Qu’il s’agisse de ces trop célèbres punaises de lit ou des bien moins connues mais tout autant désagréables puces de plancher, la présence de ces insectes suceurs de sang est un cauchemar pour leurs hôtes.

Rougeurs, boutons, démangeaisons incessantes n’en sont que les symptômes apparents. Derrière ceux-ci et d’autant plus que le temps d’exposition augmente de nouveaux troubles sanitaires peuvent apparaître et notamment des angoisses et des dépressions.

Pour les personnes confinées jour et nuit dans un logement infesté, on n’ose imaginer leur situation surtout alors qu’il est quasiment impossible en période de confinement d’assurer la désinsectisation d’un appartement.

Bien sûr, l’opérateur en charge de la désinsectisation devrait pouvoir intervenir puisqu’il est forcément muni des équipements de protection individuelle suffisants pour se prémunir aussi bien de ses insecticides que du covid. Mais, c’est pour les occupants d’un logement infesté que cela se complique en période de confinement puisqu’il leur faudrait quitter leur logement pendant 8 à 10 heures au moins, avant de pouvoir l’aérer suffisamment pour pouvoir l’occuper à nouveau ensuite.

Et puis, avoir à laver toute la literie, le linge de maison et les vêtements à 60°C nécessite du temps et de l’espace de séchage que ni la saison, ni l’occupation actuelle forcée d’un logement ne permettent.

Alors, s’il faut attendre encore avant de désinsectiser un logement, pourquoi ne pas lier désinsectisation et désinfection contre le covid ?

 

A savoir : Selon les termes déjà inclus dans la Loi ELAN, la présence de nuisibles (dont les insectes) peut exclure un logement des critères de décence et de salubrité. Il appartient donc au bailleur de faire procéder à une désinsectisation à ses frais en cas de présence de punaises de lit ou de puces de plancher dans un logement loué.

 

La désinfection des locaux

La plupart des produits portant la mention ‘désinfectant’, s’ils ne sont pas périmés, est susceptible d’être employée par les opérateurs formés à l’emploi de ces produits et aux règles d’une application raisonnée et efficace.

Ces opérateurs sont souvent également ceux qui agissent avec des produits insecticides et fongicides pour éradiquer les termites et autres xylophages, les rongeurs et les insectes dont les punaises de lit et les puces de plancher. Il s’agit donc de professionnels sachant appliquer les mesures de protection indispensables pour leur santé et celle des occupants.

Toutefois, il ne faut pas confondre la désinfection qui élimine virus et bactérie avec une autre opération curative ou préventive contre des insectes, des champignons ou des rongeurs. Un traitement biocide ou fongicide n’est pas un désinfectant et n’aura donc aucune efficacité contre un virus.

Alors faut-il choisir quel traitement faire effectuer ? Et pourquoi pas les deux ?

 

A savoir : A ce jour, durant la pandémie de covid, une obligation de désinfection existe mais ne s’applique pour le moment qu’aux transports en commun. Toutefois, il ne semble pas exclu de la voir s’étendre au moins à certaines catégories d’ERP (Établissements Recevant du Public).

 

Désinfection avant désinsectisation !

Que l’on doive lutter contre des insectes (punaises de lit, puces de plancher, termites, capricornes, vrillettes, blattes, etc.) ou des rongeurs (rats, mulots, souris..) il faut prioriser les interventions selon leurs propres protocoles.

Quelques unes de ces opérations réclament un laps de temps d’inoccupation impérative d’une pièce ou de tout le logement qui varie selon le type de produit employé. Outre le temps d’application d’un produit biocide il faut parfois y ajouter une certaine durée de diffusion pour que le traitement soit totalement efficace.

Coupler alors une désinfection avec une désinsectisation est possible certes mais à la condition qu’un traitement ne vienne pas contrecarrer les effets d’un autre.

C’est ainsi que les professionnels recommandent alors de commencer par une désinfection des locaux (bureaux, chambres d’hôtels, logements, ERP….) capable de neutraliser les éventuelles traces d’un quelque virus (dont le covid mais pas seulement) et de ne procéder qu’ensuite à une éradication des nuisibles qu’il s’agisse d’insectes ou de rongeurs. En effet, les produits biocides nécessitent de rester actifs un certain temps pour être totalement efficaces et l’usage d’un désinfectant à posteriori pourrait nuire à leur efficacité en annihilant leurs principes actifs.

Profiter de la sortie partielle ou totale du confinement pour assainir durablement logements et locaux est approprié mais il est nécessaire alors d’échanger avec un professionnel afin de mettre en place les modalités d’application des différents traitements afin de garantir leur totale efficacité.

 

A savoir : Les traitements insecticides et notamment contre les puces de plancher et les punaises de lit réclament des procédés et des protocoles à respecter. Parfois la réapparition de ces insectes dans un logement n’est pas forcément imputable aux occupants (locataires) mais peut également être due à un manque de respect du temps nécessaire d’activité des produits avant aération et ré-ouverture des locaux.

 

Merci à Philippe Tournier de l’entreprise AGIR TRAITEMENT pour son éclairage sur les différents procédés et leur modalités d’emploi.

 

 


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