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Les prix des énergies renouvelables

C’est le souci de tout un chacun et principalement en immobilier résidentiel d’abaisser son empreinte environnementale tout en privilégiant le confort de son logement mais en dépensant le moins possible.
Protéger la planète c’est bien mais à condition que ce soit accessible à tous et non seulement à une frange aisée de la population.
Pour que les efforts des états en matière de protection environnementale portent leurs fruits, il faut que les citoyens y adhérent avec leurs moyens et non à coût élevé.
Chauffage, cuisson, ECS sont des postes importants de dépenses en énergie d’un logement pour lesquels on a encore le choix de son énergie (bois, gaz, électricité…).
Pour l’électricité quasiment incontournable, on peut encore choisir entre électricité classique ou 100 % verte. Mais chaque kWh d’énergie à un coût d’autant plus élevé que le prix de sa distribution augmente etqu’il y a des entretiens et des diagnostics à effectuer que l’on soit vendeur ou bailleur.

L’incontournable énergie, verte si possible, mais à quel prix ?

 

Quelle énergie verte ou pas ?

C’est le plus souvent dès que l’on a fait effectuer le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) que l’on constate sur son étiquette énergie le nombre de kWHnécessaires pour occuper confortablement son bien immobilier. Cette étiquette énergie peut être rassurante (Classes énergies de A à C en moyenne) ou inquiétante (classes D, E,F,G). Si le diagnostiqueur immobilier est tenu de faire des propositions afin d’abaisser cette consommation énergétique, il n’a pas à proposer de solutions tarifaires pour abaisser le coût final du kWh consommé.

C’est donc à chacun de s’intéresser de près à sa consommation par la prise de conscience qui est un des objectifs du DPE, puis de sélectionner le type d’énergie à conserver ou à remplacer en fonction de son type d’occupation, de son logement et de ses équipements.

Si le nombre de kWh requis est désormais connu, c’est alors le moment de comparer les énergies (fioul, bois, gaz, électricité….) en fonction de la quantité requise, mais aussi avec d’autres paramètres comme les dépenses liées à un type d’énergie.

L’électricité reste quasiment incontournable ne serait-ce que pour l’éclairage, la ventilation (respect de la QAI) mais aussi pour faire fonctionner d’autres équipements comme une chaudière. Au prix du kWh d’électricité livré et taxé, il faudra rajouter le montant de l’abonnement ainsi qu’un futur diagnostic électricité obligatoire avant la vente ou la location.

Le gaz a le vent en poupe notamment avec les chaudières modernes (à condensation) ou plus que modernes (à micro co-génération), mais là encore, il faut mettre en rapport le coût total (prix du kWh livré, entretien matériel, diagnostic gaz, abonnement…) avec celui de l’électricité.

Pour le bois et le fioul, pas d’abonnement ni de diagnostic gaz certes, mais le montant de la livraison, de l’entretien et ne pas oublier que souvent ces appareils ont besoin aussi d’électricité pour fonctionner et/ou pour distribuer les calories.

 

Exemple : Un ami vient d’acquérir un appartement pour lequel l’ancien propriétaire réglait plus de 80€ d’abonnement au gaz par an pour n’utiliser qu’une table de cuisson. A 5 cents (0,05€) environ le kWh, le montant de son abonnement représentait 1 600 kWh de gaz soit ce que consomme environ la cuisine d’un logement de 8 personnes. S’il avait employé le gaz pour la cuisson et l’eau chaude, ces 80€ d’abonnement représentaient la consommation annuelle d’une personne en ECS et cuisson. Mais attention au fait que la consommation d’un couple n’est pas le double de celle d’un(e) célibataire. A 15 cents le kWh d’électricité, l’abonnement seul à 80€/an sans consommation en gaz équivaut à plus de 500 kWh d’électricité soit quasiment la consommation annuelle en électricité de l’éclairage d’un logement.

 

Le prix des énergies renouvelables

Il n’y a quasiment aucune question à se poser : il faut privilégier les énergies renouvelables. De gré (démarche volontaire) ou de force (type de production imposé), nous allons tous passer aux énergies vertes mais à quel prix ?

Pour le gaz, il est dans les prévisions d’obtenir de 75 % à 100 % de gaz renouvelable en France en 2050 à condition d’abaisser la consommation gazière du pays à 300 TWh et de le payer à un coût de production prohibitif (42€ le Mwh contre 30 à 34€ ailleurs selon l’Agence internationale de l’énergie). A ce prix de 42€ le MWh il faudra aussi rajouter (encore) une taxe carbone ce qui amènerait le prix du MWh à plus de 85€. Pour le particulier, une flambée du prix du kWh de gaz semble à prévoir jusqu’à rendre presque compétitif le montant de l’abonnement sous réserve que les consommations soient réellement à la baisse grâce aux nouveaux équipements et aux isolations renforcées (BBC, BePos…).

L’électricité renouvelable n’est pas forcément mieux lotie en termes de coût de production. Selon le rapport (incontournable) de l’Ademe, le coût de l’électricité verte varie de :

  • 50€ à 108€/MWh pour l’éolien terrestre,
  • 64€ à 167€/MWh pour le photovoltaïque
  • 123€ à 36 €/MWh pour l’éolien marin.

Quant au chauffage seul ou au chauffage + ECS (biomasse, appoint solaire ou géothermie), il faut compter de 47€ à 108€/MWh selon qu’on chauffe à l’insert, au poêle à bûches ou aux granulés (poêle ou chaudière de chauffage central) ; et de 156€ à 451€/MWh pour le solaire thermique (CESI ou SSC).

Alors oui, la part des énergies vertes va considérablement progresser au cours des prochaines années. C’est une nécessité pour préserver l’environnement et assurer la consommation (en hausse) de la population (croissante) de notre planète. Mais la production d’énergies renouvelables entraînera et cause déjà un surcoût du kWh consommé auquel s’ajoute le plus souvent le prix d’un abonnement parfois indispensable, parfois superflu.

Il appartient à chacun de chiffrer aussi bien ses consommations que leur prix de revient en fonction des différents paramètres (abonnement, confort, entretien des équipements et installations, diagnostics immobiliers récurrents…). Si les diagnostiqueurs immobiliers n’ont pas à recommander un type d’énergie plutôt qu’un autre dans leurs préconisations à l’issue du DPE (obligation d’indépendance oblige), ils peuvent recommander à leurs clients de consulter un comparatif impartial comme celui de Que Choisir.


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