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Géobiologie, bioclimatisme, feng-shui.., quels compléments aux diagnostics immobiliers ?

Se sentir bien chez soi, faire régner l’harmonie et la prospérité sur un lieu de travail ou dans une activité commerçante c’est un peu à tout cela que concourent des professions aussi diverses qu’architectes, diagnostiqueurs immobiliers, géobiologues, etc. Si quelques-unes de ces professions sont très encadrées dont les architectes qui appartiennent à un ordre et les diagnostiqueurs immobiliers qui sont soumis à des certifications multiples, d’autres le sont beaucoup moins ou pas du tout. De la bioclimatologie au feng-shui en passant par la géobiologie il existe bien des méthodes, techniques et savoirs pour améliorer l’existence sur un lieu de vie ou de travail, mais aucune ne se substitue aux diagnostics immobiliers obligatoires ou complémentaires qui demeurent le socle sur lequel se grefferont éventuellement d’autres apports. Petit tour d’horizon de quelques ‘diagnostics alternatifs’.

 

De la géobiologie au bioclimatisme

Selon certaines sources, la géobiologie serait une pseudoscience décrite par certains comme un champ d'étude irrationnel incluant aussi bien la radiesthésie, les réseaux telluriques et les carrés magiques entre autres.

Sensée ‘purifier’, ‘harmoniser’ ou ‘équilibrer’ une construction, la géobiologie serait aussi bien nécessaire avant de choisir sur quel terrain (pays, région, veine tellurique…) implanter une construction que de décider de son orientation et surtout où ne pas la bâtir sur un terrain. Et puis, ensuite comment assurer la distribution ‘harmonieuse’ des pièces et locaux dans cette construction. Selon ses adeptes, la géobiologie permettrait d’améliorer un peu tout de nos chakras et canaux énergétiques, de notre aura et de notre taux vibratoire. Qu’on y croie ou pas, bon nombre de particuliers et d’entreprises dont de prestigieuses banques font appel à des géobiologues avant de décider où et comment implanter une résidence ou un établissement. Si le scepticisme est permis, il y a tout de même des exemples marquants.

Le bioclimatisme quant à lui est une discipline d’architecture appliquant la bioclimatologie qui est une science.

L'architecture bioclimatique met en synergie des stratégies et techniques pour intégrer au mieux une construction dans son environnement. Le but est de faire bénéficier à une maison, un immeuble ou des parties de la construction des apports naturels existants ou éventuellement à créer. C’est ainsi que la conception bioclimatique d’un projet d’architecture va chercher à privilégier l’ensoleillement pour la luminosité et le chauffage d’hiver, l’ombrage pour le confort d’été, les circulations d’air pour l’aéraulique et l’hygrométrie. La conception bioclimatique différant de fait en fonction de la destination des locaux depuis l’habitation pour laquelle on recherche le confort et les économies d’énergie jusqu’à des caves à vin, des fromageries, des serres horticoles et agricoles où les critères différent de ceux du confort humain.

Mais, outre l’implantation et l’orientation d’une construction, en plus de la distribution de ses pièces de vie et de repos, l’architecture bioclimatique requiert le bon usage des matériaux et isolants selon les pièces. La sélection des matériaux et isolants permet d’optimiser le stockage de la chaleur solaire et de moduler pour chaque espace le niveau de restitution de cette chaleur ainsi que le délai de cette restitution. Ces critères prennent en compte l’inertie et l’amortissement thermiques propres à chaque matériau (dont les notions de diffusivité et d’effusivité) qui font bel et bien partie du domaine scientifique.

 

Le feng-shui et quelques diagnostics alternatifs

Méthode pour les uns, art pour les autres, le feng-shui a pour but d’harmoniser l’énergie dans l’habitat afin d’apporter santé, bien-être, confort, prospérité et élévation spirituelle. Comme le feng-shui est issu du Taoïsme qui est un des trois piliers de la pensée chinoise avec le Bouddhisme et le Confucianisme, il réclame ou procure un certain mysticisme auquel il est mal ressenti d’opposer des arguments rationnels.

Chacun est libre de croire ou pas que disposer son lit dans une certaine direction, placer des plantes entre certains éléments (et pas ailleurs!), peindre ses murs dans une certaine couleur sont des actions importantes pour entrer en résonance avec son environnement dans le but d’atteindre une plénitude tant physique que mentale pour une meilleure qualité de vie.

Parmi ce qui est certain et prouvé, on remarquera, sans doute aucun, qu’une cuisine aux meubles très colorés que le feng-shui déconseille est surtout une cuisine dont on se lasse rapidement ; que des fissures et peintures défraîchies sur les murs et plafonds que le feng-shui bannit, finissent aussi par démoraliser les occupants et rebuter acquéreurs et locataires, etc.

Et pourtant une prestataire en feng-shui mandatée par un couple d’amis pour améliorer le ressenti dans une maison récemment acquise a diagnostiqué (avec raison) que l’argent du couple de vendeurs venait surtout de l’épouse et que les vendeurs avaient développé des troubles spécifiques à un organe précis qu’elle a mentionné (ce qui était également vrai). Bien évidemment la personne n’avait et ne pouvait avoir aucune connaissance de l’identité des vendeurs mais n’aurait basé son analyse que sur l’énergie ressentie...

D’autres types de diagnostics alternatifs, études, analyses ou conseils sont régulièrement proposés par des prestataires convaincus et convaincants. On voit fleurir de temps à autre des ‘diagnostics bien-être’, des propositions de ‘relooking’ ou de ‘home-staging’ qui ont pour but de favoriser harmonie et bien-être chez soi ou de faciliter la vente de tout bien immobilier. S’il est certain que débarrasser son logement de vieilleries encombrantes, désuètes et inutiles fait du bien aux occupants, en plus de dégager l’espace et les circulations, la dépersonnalisation et la modernisation d’un intérieur ne peuvent que séduire des acquéreurs ou du moins éviter de les rebuter.

À savoir : Selon le très sérieux site du Crédit Agricole « Dans le cadre de la prochaine réglementation environnementale, un nouveau diagnostic confort pourrait voir le jour. Il permettra d’apprécier la qualité de vie dans un logement...Un système assez similaire (au DPE NDLR) pourrait bientôt être mis en place dans le cadre de la mission Plan Bâtiment Durable, imaginé par les professionnels de l’habitat. L’objectif de ce diagnostic confort sera de renseigner clairement les futurs propriétaires ou locataires quant à la qualité de vie dans le logement concerné. Toutefois, pour qu’une telle démarche puisse donner des résultats probants, la notion même de confort nécessite d’être explicitée et encadrée ». Toutefois, entre ce qui était envisagé pour la RE2020 et ce qui se profile à l’heure actuelle, il semble bien que la création de ce ‘diagnostic confort’ soit bien éloignée des points qui achoppent encore en ce début d’année 2021.

 

Les ‘véritables’ diagnostics immobiliers sont-ils suffisants ?

Déjà, rappelons qu’il y a chez les organes participatifs de quelques diagnostiqueurs immobiliers deux écoles.

Certains refusent fermement que l’appellation de ‘diagnostic’ soit employée pour certaines mesures et informations relatives à une construction et d’autres qui apprécient ou se moquent que cette dénomination de ‘diagnostic’ fasse l’objet d’un purisme littéraire.

Quoi qu’il en soit, il y a apparemment à l’heure actuelle bien assez de diagnostics immobiliers (au sens large) pour qu’un occupant ou futur occupant obtienne suffisamment d’informations pour bien vivre en son habitat. Parmi ceux-ci on distingue bien évidemment les diagnostics immobiliers et états obligatoires avant-vente, travaux, démolition ou location et des diagnostics complémentaires non obligatoires : diagnostic QAI par une analyse de la qualité de l’air intérieur, diagnostic bruit par une mesure du niveau sonore sur une certaine durée, diagnostic Internet pour la disponibilité de vitesses élevées de connexion, diagnostic radon par une mesure in-situ, etc.

Par contre, s’il reste encore au moins un point important qui mérite et réclame (!) un diagnostic immobilier supplémentaire c’est bien dans le domaine de la sécurité. Bien qu’il ne soit pas envisagé de rendre obligatoire un ‘diagnostic incendie’, il faudrait au moins que le contrôle du bon fonctionnement des DAAF (Détecteur Avertisseur Autonome de Fumée) et des éventuels détecteurs de monoxyde de carbone soit inclus dans un diagnostic immobilier obligatoire existant.

Nota : On peut envisager que suite aux interdictions à venir des chauffages au gaz et au fioul, la pose d’un détecteur de monoxyde de carbone ne soit jamais rendue obligatoire. Cet équipement risquerait alors de ne pas avoir un grand avenir sur le marché ; toutefois, ce sera peut-être au profit d’un détecteur d’inondation en raison de l’obligation de douches à l’italienne en étages qui semblent devoir poser de tels problèmes d’étanchéité que leur obligation de pose en ait été retardé ou qu’un délai supplémentaire d’application soit concédé.


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